Claire Guezengar : Ouestern

Publié le par laureli

OUESTERN de CLAIRE GUEZENGAR


Premier roman, en librairie le 4 mai 2007

9782-756100845, 15 euros



Quand l’Ouest américain des westerns rencontre l’Ouest français des familles…
ça donne une drôle d’histoire de règlement de compte façon OK Corral, à la fois irrévérencieuse & universelle… et surtout irrésistible.



    Comme vous – sans doute – la narratrice a une famille. Comme dans la vôtre – sans doute – dans cette famille il y a des histoires de famille. Elle a donc choisi de la raconter sous forme de western avec de l’action, des méchants, des gentils, un vol de territoire, un pacte non-respecté.

    Une maison en Bretagne au bord de la mer, lieu de réunion symbolique d’une famille dans laquelle les femmes dominent. La grand-mère prépare sa succession et, ainsi que cela se pratique depuis des générations, décide de léguer la maison à son aînée, la tante de la narratrice. Celle-ci et sa famille sont ainsi chassées d’un lieu qu’elles aiment. Mais si la mère accepte en silence l’humiliation pour tenter d’éviter le conflit familial, la narratrice vit cet exil avec violence et ne tait pas sa révolte, bien au contraire. Elle brise les conventions avec éclat, dans ce texte d’une irrévérence très drôle, d’un mouvement libérateur et jubilatoire qui se transmet au lecteur sans aucune règle de succession.
En miroir de cette histoire, ponctuant le récit, un western en costumes et décors Far West apporte des échos vengeurs, le souffle électrique et loufoque des règlements de compte primaires. Ses personnages, deux cow-boys  de pacotille essaient par tous les moyens d’interpréter le récit et finissent par se confondre peu à peu avec les personnages du roman.

    Ouestern est une histoire mais aussi l’histoire de tout le monde : celle des héritages et des spoliations, des lieux d’enfance que l’on perd avec rage, des rivalités familiales, des drames de succession, de la révolte des enfants désarmés. Dans ce récit au rythme enlevé, Claire Guezengar invente la langue de la colère et de la révolte. La vengeance est un plat qui s’écrit sans fausse pudeur ni modération. Dans la chaleur magnétique d’un western. Et surtout avec beaucoup d’humour.





CLAIRE GUEZENGAR
est née en 1972 à Lesneven (29). Elle vit à Paris et enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Elle travaille régulièrement avec des artistes depuis plusieurs années comme critique d’art et commissaire d’expositions. Publications récentes : « La Blonde Ministérielle », revue Métronome N°9 ; « Arrangements, préparatifs : avant-projet provisoirement définitif », Catalogue Olivier Nottellet, Éditions Analogues.

Publié dans Livres parus

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