Publicité

À paraître

Vendredi 11 mai 2007
couvtugny.gif
Corbière le crevant


Emmanuel Tugny

roman


En librairie le 17 octobre 2007







Tristan Corbière, le célèbre auteur des Amours jaunes, l’un des poètes ayant inventé notre modernité poétique, son irrévérence, son ironie devient ici un personnage de roman.


   



L’auteur écrit la vie de Tristan Corbière en en faisant un vrai personnage de roman. Investissant cette figure mystérieuse de la littérature française ayant multiplié mystifications et masques, il mène une enquête passionnante sur ce personnage attachant, à la fois très sérieuse (les fondations scientifiques de l’affaire sont précises) et dérivant vers une amplification romanesque. Dans la lignée de Rimbaud le fils, de Pierre Michon, Emmanuel Tugny réinvente son Tristan Corbière, fusionnant avec le personnage pour mieux s’interroger sur l’aventure de l’écriture et mettre à distance le pathos, non sans émotion.


    Ponctuellement, apparaissent des extrais de textes du célèbre auteur, comme autant de refrains, de pauses pour mieux sauter dans le récit. On suit avec passion la vie tragique d’un fils qui écrit après son père, inventant de nouvelles formes littéraires pour dire son ironie et son désespoir joyeux. Le roman traite dont de la question de la descendance et de l’héritage esthétique fourni par ses parents. Un fils d’écrivain peut-il écrire ? En ce cas, qu’écrit-il ? Et en définitive : qu’est-ce qui pousse à écrire ?

    Ce roman est aussi une fable : à travers l'exemple de Tristan, c'est l'idée renaissante d'une existence théâtre, costume, farce, l'idée de la comédie du monde qui est traitée ici. La vie humaine est un déguisement précaire emprunté par la matière puis rendu. L'homme est matière temporairement grimée en homme et dansant sur des tréteaux fragiles.

    Corbière le crevant invente une langue jubilatoire qui outrepasse les niveaux de langue. L’auteur connaît bien ses classiques mais aussi le langage de la rue. L’invention verbale est vertigineuse. Une langue à la fois précieuse et populaire, une langue qui travaille à la verticale dans une espèce de varappe savante et gouailleuse.





Emmanuel Tugny
est né en 1968 et vit entre le Brésil et la France. Docteur en littérature, il est écrivain, musicien, diplomate et auteur de chansons.
Par laureli
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 12 mai 2007


Continuez



Jérôme Gontier


roman



En librairie le 10 septembre 2007



Roman de l’analyse et analyse du roman.
Un homme, à un moment charnière de sa vie, écrit l’analyse qu’il poursuit.
Introspection mais aussi observation minutieuse de tout ce qui l’entoure.


   
Un homme quitte deux fois par semaine son domicile pour se rendre chez son analyste. La séance se déroule puis il rentre chez lui. Rien que d’assez commun, en somme. Oui, mais avez-vous songé à analyser chaque mouvement, chaque action, chaque sentiment, chaque détail entourant ce rituel d’analyse ? Imaginez-vous la langue de celui qui vit cette expérience, entre monologue intérieur plein d’autodérision et description minutieuse d’un réel transformé par l’attente et la tension de l’observation du moi ?


    Autoportrait, roman de l’infime dans lequel chaque micro-action a valeur d’épopée, Continuez est un texte miroir reflétant le moi de chaque lecteur. Les expériences, les introspections, les doutes, les menues joies, les angoisses font écho, dans une « sympathie » universelle qui a à voir avec les topoï littéraires : tragédies, romans d’initiation. Il construit également une figure de l’analyste passionnante, à la fois humaine et fabriquée de toutes pièces par les fantasmes de l’écrivain.

    C’est ce que fait Jérôme Gontier dans ce roman avec beaucoup d’humour mais surtout à travers une écriture captivante, unique. Une écriture rythmée et mesurée, jouant des niveaux de langue, des références, se jouant de celui même qui l’écrit.







JÉRÔME GONTIER
est né en 1970. Il vit et travaille à Rennes. Continuez est son deuxième livre, après (ergo sum) (éditions al dante, 2002). Il a également publié de nombreux textes en revues.


Par laureli
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 13 mai 2007




SERVILES SERVANTS




Tarik Noui



roman





En librairie le 24 août 2007



Serviles servants est une puissante allégorie de notre monde de guerres, repu d’informations et d’images.







De même que Francis Ford Coppola avait transposé le roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, dans Apocalypse Now, déplaçant l’action dans la guerre du Vietnam et réalisant l’un de ses films mythiques, Tarik Noui, avec Serviles servants, déplace l’histoire d’Apocalypse Now et recrée ses personnages dans le cadre d’une fiction ancrée dans notre époque. À son tour, il crée la parabole fascinante d’une histoire dont nous sommes les éternels « serviles servants » : un monde de spectacle violent.


Mars 2003. La guerre en Irak occupe tous les écrans. Brando est une masse surhumaine, monstrueuse, qui ingurgite toutes les informations, toutes les fictions retransmises par la télévision dans une omniscience tragique et lucide. Un tas de graisse sublime et repoussant, relié à des machines, corps inerte en expansion dont le seul mouvement réside dans les pupilles se déplaçant d’images en images. Comme le Colonel Kurz d’Apocalyse Now, Brando (le personnage éponyme de Tarik Noui) est entouré d’une bande dévouée à sa cause et à sa protection. La plus fidèle, l’énigmatique Nunca Velàsquez, quasi fantôme, beauté malade, va, à sa demande, trouver un acteur de seconde zone dans le quartier des grands drogués pour lui demander d’incarner le rôle de Willard. Celui dont la mission est d’éliminer Brando, devenu incontrôlable et dont la folie frôle l’accession au divin. À travers le prisme de la drogue, Willard, qui ne se souvient même plus de son vrai nom (à supposer qu’il en ait un) se retrouve entraîné dans cette incroyable histoire d’agonie qui est aussi, pour lui, acceptation de son destin. Celui du bourreau qui n’est qu’instrument, révélateur de l’horreur de la guerre. Et qui n’en reste pas moins tragiquement humain.

En incarnant librement les personnages d’Apocalypse Now, Tarik Noui crée un roman percutant. Il plonge le lecteur dans un intermonde entre fiction et réalité, agissant comme un prisme critique et complexe de notre histoire. Nul n’est épargné. Mais la beauté réside aussi, dans les flammes qui détruisent.




TARIK NOUI
est né en 1973, il vit entre Avignon et Nancy. Serviles Servants est son quatrième livre après La Cruauté (Louis Talmart, 2000), La Désolation des singes, (PARC., 2003) et La Treille des négriers (Melville/Léo Scheer, 2006).














© photo laureli
Par laureli
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus